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lundi 6 avril 2015

LOVING PRESENCE -- PRÉSENCE D'AMOUR -- PRESENCIA DE AMOR

Melinda Gallone
It was Holy Thursday.  My wife and I had celebrated our priesthood at the Chrism Mass on Tuesday evening.  It was the perfect introduction to the Sacred Triduum.  The immense church was filled and every person there seemed to be deeply engaged in the Sacrament.  The homily was very good, but stopped, rather than ended in what the French call "a fish tail."  It was a well crafted 1,000 word effort.
Wednesday was a day of prayer, organizing the work area and preparing to spend a day or so at home, including Holy Thursday and Good Friday. You can tell by the lovely watercolor that this is about Holy Thursday, in a way, but, as the saying goes, "you really had to be there..."
So, let's go there.
After a lifetime of hearing Holy Thursday sermons and homilies about humility, service, the glories of the ordained priesthood and the role of the priesthood infused at Baptism, etc. I heard one that got my attention and sent me away richer for the experience.
It turns out that it was the personal testimony of the Vietnamese Priest at the altar.
He started by telling us that the Sacred Triduum is a celebration of boundless love.  Jesus enveloped in a towel and washing the feet of the disciples is a picture of infinite, eternal love brought to us from heaven.  Now the parable part of the story.

You have heard parts of my life experience and you are living a parrt of it with me now.  You know that I escaped from Viet Nam with my brother and sister.  I was ten years old.  We got to a refugee camp where we lived for two years.  I was miserable.  My brother and sister did what they could for me.  Then one day a priest appeared.  A big white man who was a powerful presence in the camp.  He arrived there from Australia.  He was kind, but there was not much, if anything that he could do for me.
His presence there was a mystery to me.  Why would a person such as he come from a rich, comfortable country like Australia to a refugee camp?  How could a person such as he be happy in such a place as this?  Yet, there he was, always calm, always happy, always available, always kind, always more than anything, he was filled with love for everyone..  He was THERE.
It was he whom God used to convince me that I should be a priest.  Now I am not in a refugee camp any more.  I am no longer miserable.  I can't do much for anybody except to be present.  I can't do much for anyone except to love, just like Jesus, just like the priest in the refugee camp, be there in love. 
I am comfortable with that, and here is why.
The priest could do small things for us, and he did.  Of course it was never enough.
I can do small things for you and of course, they would never be enough.

When we give something to someone, or do something for some one, it always has limits.  We only have one thing that we can do that doesn't have any limit.  That is our loving presence.  Loving presence is a spiritual gift that has no bounds.  Love is infinite and it is eternal.  Love that is brought to the world, to those who need it, by our presence is God's infinite and never ending gift to them.  That's what Jesus brought to His disciples.  It is what Jesus brings to us.  It is what we can bring to others by being present.  It's what we will bring with us to heaven too, by the way


C'était le jeudi Saint.  Mon épouse et moi avions fêté notre sacerdoce a la Messe chrismale le mardi soir.  Ce fut  l'introduction parfaite au saint Triduum.  L'immense église était remplie, et chaque individu semblait être profondément engagé dans le moment sacramental.  L'homélie fut bonne, mais s'arrêta sans decrescendo, « une queue de poisson. »  C'était un bon effort de 1000 mots, pas plus.
Mercredi était un jour de prière, nous avons mis un peu d'ordre dans notre espace de travail et nous nous sommes préparés à passer un jour ou deux à la maison-mère a une distance de 160 kilomètres.  L'intention était d'y passer le Jeudi Saint ainsi que le vendredi. Vous pouvez dire par la belle aquarelle qu'ici il s'agit du Jeudi Saint, en quelque sorte, mais, comme dit le dicton, « il fallait vraiment être là... »
Donc, allons-y.
Après une vie quand j'ai ecoute un tas de sermons et homélies sur l'humilité, sur le service, sur les gloires du sacerdoce ordonné et le rôle de la prêtrise infusée au baptême, etc.. durant la messe du jeudi Saint, cette fois j'ai entendu quelque chose qui a attiré mon attention et m'a laissé plus riche que je ne l’était auparavant.
Il s'avère que c'était le témoignage personnel du prêtre vietnamien à l'autel.
Il a commencé par nous dire que le Triduum sacré est une célébration de l'amour infini.  Jésus enveloppé dans une serviette et lavant les pieds des disciples est une image de l'amour infini, Éternel et apporté du ciel.  Maintenant, en continuation, la partie de l'histoire qui est une vraie parabole.
Le prêtre, en paraphrase, non une citation.
Vous avez entendu parler de certaines parties de mon expérience de  vie et vous vivez une part de celle-ci avec moi en ce moment.  Vous savez que je me suis échappé du Viet Nam avec mon frère et ma sœur.  J'avais dix ans.  Nous sommes arrivés à un camp de réfugiés où nous avons vécu pendant deux ans.  J'étais malheureux.  Mon frère et ma sœur faisaient ce qu'ils pouvaient pour moi.  Puis un jour un prêtre est apparu.  Un grand homme blanc qui avait une forte présence dans le camp.  Il est arrivé d'Australie.  Il était gentil, mais il n'y avait pas beaucoup qu'il pouvait faire pour moi.
Sa présence parmi nous présentait un mystère pour moi.  Pourquoi une personne comme lui serait-il venu d'un pays riche et confortable comme Australie pour vivre dans un camp de réfugiés ?  Comment une personne comme lui pouvait être heureuse dans un endroit comme celui-ci ?  Pourtant, il était toujours là, toujours calme, toujours heureux, toujours disponible, toujours aimable, toujours plus que tout, il était rempli d'amour pour tout le monde...  Il était LÀ.
C'est lui que Dieu a utilisé pour me convaincre que je devrais être un prêtre.  
Maintenant je n'habite plus un camp de réfugiés.  Je ne suis plus misérable.  Je ne peux pas faire beaucoup pour tout le monde, mais je peux être présent.  Je ne peux pas faire beaucoup pour ceux qui ont des besoins hors de mes capacités, à l'instar de Jésus, je peux offrir mon amour et l'amour de Dieu, tout comme le prêtre dans le camp de réfugiés, je peux être là dans l'amour. 

Je suis à l'aise avec ça, et Voici pourquoi.

Le prêtre pouvait faire de petites choses pour nous, et il l'a fait.  Bien sûr ce n'était jamais suffisant.
Je peux faire des petites choses pour vous et bien sûr, elles ne suffiront jamais.
Quand nous donnons quelque chose à quelqu'un, ou nous faisons quelque chose pour quelqu'un, il y a toujours des limites.  Nous avons seulement une chose que nous pouvons faire et qui n'a aucune limite.  C'est notre présence d'amour.  La présence pleine d'amour est un don spirituel qui n'a pas de limites.  L'amour est infini et éternel.  L'amour que nous apportons au monde, à ceux qui en ont besoin, par notre présence, est un don de Dieu sans fin et sans limite pour eux.  C'est ce que Jésus a apporté à ses disciples.  C'est ce que Jésus nous apporte.  C'est ce que nous pouvons apporter aux autres en étant présent.  C'est ce que nous apporterons avec nous vers le ciel aussi, qu'il soit dit en passant.






Era Jueves Santo.  Mi esposa y yo habíamos celebrado nuestro sacerdocio en la Misa Crismal en la noche del martes.  Era la perfecta introducción al Triduo Sacro.  La inmensa iglesia estaba llena y cada persona allí parecía estar profundamente involucrado en el Sacramento.  La homilía fue buena, pero se detuvo, más bien que terminó en lo que los franceses llaman "cola de pescado".  Fue un bueno esfuerzo de 1000 palabras.
El miércoles fue un día de oración, la organización del área de trabajo y nos prepariamos para pasar un día o dos en casa, incluyendo el Jueves Santo y el Viernes Santo. Usted puede averiguar por la preciosa acuarela que se trata de Jueves Santo, en cierto modo, pero, como dice el refrán, "que realmente tenía que estar ahí ..."
Por lo tanto, vamos a ir allí.
Después de una vida de escuchar sermones y homilías en Jueves Santo acerca de la humildad, el servicio, las glorias del sacerdocio ordenado y el papel del sacerdocio infundido en el Bautismo, etc. oí uno que me llamó la atención y me dejó más rico por la experiencia.
Resulta que era el testimonio personal del sacerdote en el altar.
Empezó diciéndonos que el Triduo sacro es una celebración de amor sin límites.  Jesús envuelto en una toalla listo para lavar los pies de los discípulos es una imagen de amor infinito y eterno que nos ha traído del cielo.  Ahora la parte de la historia que sirve de parabola.  Habla el sacerdote.

Ustedes han oído partes de mi experiencia de vida y estáis viviendo una parte de ella conmigo ahora.  Ustedes saben que me escapé de Viet Nam con mi hermano y hermana.  Yo tenía diez años.  Llegamos a un campo de refugiados, donde vivimos durante dos años.  Me sentía miserable.  Mi hermano y mi hermana hicieron lo que pudieron para mí.  Entonces, un día apareció un sacerdote.  Un gran hombre blanco que era una poderosa presencia en el campamento.  Llegó allí desde Australia.  Era amable, pero no había mucho, si nada de lo que él podía hacer por mí.
Su presencia allí era un misterio para mí.  ¿Por qué una persona como él quiere venir de un país rico, cómodo como Australia a un campo de refugiados?  ¿Cómo podría una persona como él ser feliz en un lugar como este?  Sin embargo, allí estaba, siempre tranquilo, siempre feliz, siempre disponible, siempre amable, siempre más que nada, que estaba lleno de amor para todo el mundo ..  Él estaba ALLÌ.
Fue él quien Dios usó para convencerme de que debo ser sacerdote.  Ahora no vivo más en un campo de refugiados.  Ya no soy miserable.  No puedo hacer mucho para nadie excepto para estar presente.  No puedo hacer mucho para nadie excepto dar el amor, al igual que Jesús, al igual que el sacerdote en el campo de refugiados, puedo estar allí en el amor. 

Me siento cómodo con eso, y ve dico el por qué.

El sacerdote Australiano podía hacer pequeñas cosas para nosotros, y lo hizo.  Por supuesto nunca era suficiente.
Yo puedo hacer cosas pequeñas para ustedes y, por supuesto, nunca sería suficiente.
Cuando damos algo a alguien, o hacemos algo por alguien, siempre tiene límites.  Tenemos solamente una cosa que podemos hacer que no tiene ningún límite.  Esa es de estar amorosamente presente.  La presencia en amor es un don espiritual que no tiene límites.  El amor es infinito y es eterno.  El amor que es traído al mundo, a los que lo necesitan, por nuestra presencia, es un regalo infinito e inagotable de Dios para ellos.  Eso es lo que Jesús llevó a sus discípulos.  Es lo que Jesús nos trae.  Es lo que podemos traer a otros al estar presente por ellos.  Es lo que vamos a llevar con nosotros al cielo también, por cierto